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La valeureuse Salma : sage-femme pour tous les enfants du Prophète saws

 

Sa biographie donnée par ibn Sa’d al Baghdâdî dans ses Tabaqât al Kubra : « J'ai entendu qu'il est dit qu'elle fut la cliente mawla (mawla, esclave émancipé) de Safiyya bint 'Abdu'l Muttalib. Salma fut la femme d'Abu Rafi', le client (mawla) du Messager d'Allah (saws) et la mère de son enfant. C'est elle qui fut la sage-femme de Khadija bint Khuwaylid lorsqu'elle donna naissance aux enfants du Messager d'Allah. Elle préparait le nécessaire à l'avance. Elle fut la sage-femme de Maria, la mère d'Ibrahim lorsqu'elle enfanta Ibrahim. Elle alla à son mari, Abu Rafi', et l'informa que Maria avait donné naissance à un garçon. Abu Rafi' donna la bonne nouvelle au Messager d'Allah (saw). Le Messager d'Allah (saw) lui offrit un esclave. Salma était présente avec le Messager d'Allah à Khaybar. »


S’excuser après les disputes : l’exemple des mères des croyants


Il est arrivé plus d’une fois que certaines des co-épouses du Prophète saws se disputent, jalousie oblige. Mais nous avons aussi des récits où elles reconnurent leurs tords, la foi étant au-dessus. Au-delà de ces aspects humains complètement compréhensibles, on doit se rappeler leur statut honorifique de « mère des croyants » conféré par Allah le Très-Haut Lui-même. Il faut dire que leur grande dévotion et leur sacrifice pour la religion en vivant auprès du Prophète saws, malgré la vie très rude et loin d’une vie de couple ordinaire, sont tout à fait uniques.

Le récit suivant concernant plusieurs d’entre-elles, nous incite ainsi à se réconcilier après les disputes qui peuvent survenir entre proches, et qui sont en général dans un contexte bien moins difficile que la polygamie, ou entre n’importe qui d’une façon plus large. Et mieux vaut s’excuser tant qu’il y a de la vie que le regretter après.

Ibn sa’d al Baghdadi rapporte dans ses Tabaqat al Kubra que Umm Habiba (Ramla la fille d’Abu Soufiane), sur le point de mourir, fit venir 'Aïcha pour une demande de pardon réciproque sur les dissensions entre co-épouses en mentionnant « les mauvais mots qui sont passés entre nous », puis fit de même avec Umm Salama.


L’intelligence et la sagesse d’Umm Salama


Umm Salama qu’Allah l’agrée, une des épouses du Prophète saws, fut la deuxième plus grande savante après Aïcha qu’Allah l’agrée : elle connaissait le Coran par coeur, elle a rapporté 378 hadîth, de même qu’elle a occasionnellement réalisé l’Ijtihad et eut un nombre conséquent d’élèves.  Son intelligence et sa sagesse permirent de résoudre une crise sans précédent lors du pacte de Hudaybiyyah (6h). En effet, les compagnons étaient dépités de ne pouvoir effectuer le pèlerinage qu'ils espéraient, et ils trouvaient que les concessions accordées par le Prophète saws aux ennemis de Qoraysh pour acheter la paix étaient trop grandes. Pour la première fois, ils désobéïssaient tous à l'ordre du Prophète , à savoir ici de mettre fin aux prémisses du pèlerinage afin de lever le camp. Umm Salama lui donna un conseil avisé qui permit de résoudre le problème.

Le récit est authentique, rapporté par al-Bukhârî :« Le Messager d’Allâh  dit à ses compagnons : « Allez accomplir votre sacrifice, ensuite rasez-vous. » Par Allâh, aucun homme ne s'est levé alors qu'il le leur a répété trois fois. Puisque personne ne se leva, il entra auprès d'Umm Salama. Il lui raconta ce qui arrivait aux gens. Elle lui dit : « Prophète d’Allâh, tu aimerais qu'ils obéissent ? Sors et ne parle à personne jusqu'à ce que tu accomplisses ton sacrifice puis appelle ton coiffeur pour qu'il te rase ». Il sortit sans parler à personne jusqu’à faire tout cela : il accomplit son sacrifice et appela son coiffeur qui le rasa. Quand les compagnons virent cela ils se levèrent, ils sacrifièrent, et ils se mirent à raser la tête les uns aux autres. »


Comment l'Islam est venu donner l'héritage aux femmes


Dans la jahiliyya, l'époque de l'ignorance précédant l'arrivée de l'Islam, les femmes avaient une place bien basse dans la société. Plusieurs des droits fondamentaux leur étaient déniés, à l'instar du droit à l'héritage. Comment ce dernier droit est-il venu ? Pour le savoir, il faut aller chercher dans la science des Asbab an-Nuzul, qui montre les circonstances de la Révélation des versets coraniques.
Nous voyons ainsi qu'à l'origine de parts d'héritage nouvellement attribuées aux femmes, se trouve la revendication d'une femme compagnonne auprès du Prophète saws. Le hadîth en question est rapporté par Abu Daoud et at-Tirmidhî :
« L’épouse de Sa’d Ibn al-Rabî’ vint trouver l’Envoyé de Dieu – que la Grâce et la Paix soient sur Lui – avec ses deux filles et lui dit : Envoyé de Dieu, voici les deux filles de Sa’d Ibn al-Rabî’ qui a été tué auprès de toi à la bataille de Uhud et est devenu martyr. Leur oncle a pris possession de leurs biens sans rien laisser pour les deux filles. Dans cette situation elles ne pourront jamais se marier car elles n’auront aucun bien. Il répondit : Attendons que Dieu statue à ce sujet. Le verset concernant les héritages fut révélé et l’Envoyé de Dieu – que la Grâce et la Paix soient sur Lui – fit dire à leur oncle : Remet aux deux filles de Sa’d les deux tiers des biens, à leur mère remet le huitième et le reste est pour toi ».





La femme qui dort dans la mosquée



Selon ‘Aïcha, une femme esclave avait été affranchie par une tribu arabe. Cette femme, déjà avancée en âge continuait à vivre parmi les membres de cette tribu. Or un jour, une fille de ce clan posa par terre – ou égara – une ceinture rouge qu’elle possédait. Un oiseau de proie de passage prit cet objet pour un morceau de viande, s’en empara et l’emporta. On entreprit alors des recherches sans réussir à retrouver la ceinture et on accusa l’affranchie de l’avoir dérobée. On se mit donc à la fouiller allant jusqu’à son intimité. « Par Dieu, dit l’affranchie, j’étais debout avec eux, lorsque le rapace en nous survolant laissa tomber la ceinture au milieu des membres de la tribu. - Voilà, leur dis-je l’objet pour lequel j’ai été accusée, alors que je suis innocente. » L’affranchie s’en alla trouver l’Envoyé de Dieu, à la suite de cet événement et se convertit à l’Islam. Cette femme avait un refuge – ou une tente – à la mosquée, précise ‘Aïcha. Elle venait discuter avec moi et jamais elle ne prenait place sans commencer par dire : « Le jour de la ceinture a été un des miracles de Dieu, car il m’a délivré du pays de l’infidélité… »

Une des femmes qui prodiguait des soins à l'époque prophétique



Parmi les compagnonnes ayant prodigué des soins à l'époque prophétique, il y eu la valeureuse Oumm 'Atiyyah Al-Ansariya.
Elle a dit : « J'ai participé avec le Prophète -prière et bénédiction d'Allâh sur lui- à sept conquêtes où je restais en arrière (dans le campement) des hommes, je préparais leur manger, soignais les blessés et assistais les malades. » (sahih Muslim, 1812)

L'Envoyé d'Allah, bénédiction et salut d'Allâh, offrit des bijoux à sa petite-fille Umamah



Il est rapporté qu'une fois le Messager d'Allah, bénédiction et salut d'Allâh, vint à sa famille avec un collier en onyx. Il dit : « je vais le donner à la personne que j'aime le plus. » Les femmes dirent : Il va le donner à la fille d'Abu Bakr. Il appela la fille d'Abul 'As par Zaynab [sa petite-fille Umamah] et lui remit dans sa main. Elle avait une sécrétion à l'oeil et il l'essuya avec sa main.

Tabaqat ibn Sa'd.


KHADIJAH A L'ORIGINE DE LA DEMANDE EN MARIAGE A MUHAMMAD RASULALLAH saws



Sensible aux nombreuses qualités de Muhammad saws suite au fait qu'elle l'avait engagé pour son commerce, Khadîjah en parla à son amie Nufaysa qui en fit part à Muhammed saws. Ainsi ce fut elle qui prit l'initiative de demander en mariage Muhammad saws de façon subtile.


« Elle donnait à penser qu'elle ne souhaitait pas se remarier. Il semble, cependant, qu'elle ait été sensible aux nombreuses qualités de Muhammad et qu'elle se soit prise pour lui d'un tendre attachement, puisqu'elle s'en confia à une amie, Nufaysa, qui s'arrangea pour parler à Muhammad. Voici ce qui nous est rapporté de cette conversation :
Nufaysah trouva un jour l'occasion de parler à Muhammad dans l'intimité. Elle lui dit : « Tu es maintenant assez âgé ; tu es de bonne famille et tu es réputé pour ton bon caractère, pourquoi donc ne te maries-tu pas ? Tu dois facilement trouver une fille convenable. » Muhammad s'excusa en disant qu'il n'avait pas les moyens d'entretenir un foyer séparé. Et elle de dire : -Mais si tu en trouves une qui soit riche en même temps que belle et de bonne famille ? Tout étonné, il lui demanda : -Qui peut-elle être ? Nufaysah répondit : - Khadîja ! Muhammad reprit : - Impossible qu'elle m'accepte : tous les riches de la ville l'ont recherchée et elle n'a fait que refuser. Nufaysah l'assura : - Si la proposition te plait, confie-moi cette affaire, et je parlerai à notre amie commune. » M. Hamidullah, Le Prophète de l'islam. Sa vie, son œuvre. t.1, p. 69.



LE ZHIKR FACE AUX TACHES QUOTIDIENNES DIFFICILES



Qui n'a jamais eu à faire face aux difficultés, voire à des périodes d'épuisement, face à certaines tâches ménagères ou quotidiennes lourdes ? L'Envoyé d'Allah, paix et bénédiction d'Allah sur lui, a enseigné à sa fille Fatima et son beau-fils 'Ali, qu'Allah les agrée, un zhikr spécifique lorsqu'ils ont rencontré ces vicissitudes dans le récit suivant, qui permet aussi de se faire une idée de leur quotidien pour le moins spartiatre :

« Il est rapporté de 'Ali que le Messager d'Allah (saws) l'a marié à Fatima ; il envoya avec elle un vêtement tissé, un coussin de cuir bourrée de fibres, deux meules, un récipient pour l'eau et deux outres. Un jour, 'Ali dit à fatima, « par Allâh, j'ai puisé de l'eau jusqu'à ce que ma poitrine me fasse mal. Allâh a donné du butin à ton père, alors va lui demander un esclave. Elle dit : « Par Allâh, j'ai moulu jusqu'à ce que mes mains soient couvertes d'ampoule. » Elle vint au Prophète et il dit : « Qu'est ce que qui t'amène, ma fille ? » Elle dit :  « Je suis venu te saluer », et je fus trop timide pour demander alors je retourna. Il dit : « Qu'as-tu fais ? » Elle dit : « J'ai été trop timide pour lui demander. Alors ils allèrent ensemble et 'Ali dit : «  Messager d'Allâh, j'ai puisé de l'eau jusqu'à jusqu'à ce que ma poitrine me fasse mal. » Fatima dit «  J'ai moulu jusqu'à ce que mes mains soient couvertes d'ampoule. Allâh t'a donné du butin et de la richesse, alors donne-nous un serviteur ». Il dit : « Par Allâh, je ne peux vous donner et laisser les gens de la Suffa se panser le ventre [de faim]. Je ne peux rien trouver de quoi dépenser pour eux, mais je vendrai [le butin] et en dépenserai pour eux. »
Ainsi ils renvinrent [chez eux] et alors le Prophète (saw) vint les voir alors qu'ils furent sous leur couverture. Lorsqu'ils couvrirent leur tête, leurs pied dépassaient et lorsqu'ils couvrirent leurs pieds, leur tête dépassait. Ils se levèrent soudainement et il dit : « rester là où vous êtes ». Vous dirais-je ce qui est meilleur que ce que vous m'avez demandé ? Il dirent : oui, en effet. Il dit : Des paroles que Jibril m'a enseigné. Après chaque prière, dites gloire à Allah dix fois, la louange est à Allah, dix fois, et Allah est le plus grand dix fois. Lorsque vous vous retirez dans votre lit, alors dites la gloire est à Allah 33 fois, la louange est à Allah 33 fois, et Allah est le plus grand 34 fois.
'Ali dit « Par Allah, je ne l'ai pas omis depuis que le Messager d'Allah me l'a enseigné. »1

La version de l'histoire chez al Boukhârî est plus courte mais le zhikr mentionné est quasiment similaire :

'Ali a rapporté : « Fatima se plaignait qu'elle souffrait de la main à cause de la fatigue que lui faisait éprouver le moulin à bras, lorsqu'elle appris la nouvelle que des esclaves femmes du butin avaient été apporté à l'Envoyé d'Allah. Elle vint chez le Prophète pour lui demander de lui donner une domestique. Comme elle n'avait pas trouvé le Prophète elle fit part de sa requête à 'Aï'cha. Celle-ci en informa le Prophète dès qu'il fut rentré chez lui. Le Prophète, ajoute 'Ali, arriva chez nous alors que nous étions déjà au lit. Comme nous voulions nous lever, il nous dit : « Restez à vos places » ; puis il s'assit entre nous et je sentis le froid de ses pieds qui touchaient ma poitrine. « Voulez-vous, nous dit-il, que je vous indique quelque chose qui vous vaudra mieux qu'un domestique ? Eh bien, quand vous vous mettrez au lit et que vous serez couchés, faites trente-trois tekbîr, trente-trois tesbih et dites trente-trois fois: « Louange à Dieu », Cela vous vaudra mieux pour vous que ce que vous avez demandé »2.  Sahih al-Bukhari n°3113

1 Ibn sa'd al Baghdâdî, Tabaqat al Kubra, trad. Ang. Women of Medina d'A. Bewley, 2006, p. 17.
2 Ce hadith est également rapporté par Muslim n°2713 avec une variante stipulant de mentionner au début de l'invocation : O Allah le Seigneur des septs cieux.

SAFIYYAH (EPOUSE DU PROPHETE) ET SON TESTAMENT ENVERS SON NEVEU JUIF


Safiyyah bint Huyayy était la fille de Huyayy ibn Akhtâb, le chef de la tribu juive de Khaybar alliée des Quraysh dans leur lutte contre les musulmans. Après la bataille qui s’ensuit en l’an 7 de l’hégire, Safiyyah choisit d’accepter la proposition du Prophète pbDsl de se convertir à l’Islam et de l’épouser. Néanmoins elle garda un lien fort avec certains membres de sa famille de religion juive, comme le démontre le fait qu’à l’approche de sa mort, elle fit un testament d’un grand montant à son neveu (non musulman). Selon ibn Sa’d al Baghdâdi dans ses Tabaqat, ce n’est pas moins de 100 000 dirhams qu’elle légua à son neveu ; la dite somme étant issue de la vente de sa terre et de ses biens. A sa mort en 50 ou 52 de l’hégire, des musulmans commirent cette injustice de refuser de remettre cette somme à son ayant-droit.
Aicha, en musulmane juste, savante et pieuse, intervint pour rétablir le droit de ce jeune homme et, toujours selon ibn Sa'd, dit aux musulmans : « craignez Allah et donnez-lui son testament. »
Elle seule appliqua les versets du Coran qui ordonnent la justice :

« Dieu ne vous interdit pas d’être bons et justes envers ceux qui ne vous ont pas combattus à cause de votre religion et qui ne vous ont pas expulsés de vos demeures. » (sourate 60 verset 8) 

« Et que la haine envers un peuple ne vous incite pas à être injuste envers lui. Pratiquez l'équité : cela est plus proche de la piété. » (sourate 5 verset 8)

Safiyyah, Aicha et les autres mères des croyants sont des modèles de droiture à maints égards, qui doivent inspirer les générations futures.

UNE FEMME CORRIGEANT PUBLIQUEMENT LES GENS AU DEBUT DE L'ISLAM



A l'époque du Prophète Muhammed (pbDsl) et des califes bien guidés, les femmes ont joué plusieurs rôle dans la société. Une femme du nom du Samrâ pouvait ordonner le bien et décommander le mal aux yeux de tous et cela était publiquement approuvé aux alentours de cette période. Elle exerçait cette activité probablement dans le cadre de l'inspection du marché. Plusieurs inspecteurs de marchés officiels (muhtasib) furent nommés dès les califats d'Abu Bakr et de 'Umar.



Nous lisons dans Al-Mu'jam al-Kabîr d' At-Tabarânî (m. 360H) : « J'ai vu Samrâ' Bint Nahîk, laquelle était contemporaine du Prophète, vêtue d'une tenue épaisse, d'un voile épais, munie d'un fouet avec lequel elle corrigeait les gens, ordonnait au bien et réprimandait le blâmable. » Récit authentique.1
20240 - حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بن أَحْمَدَ بن حَنْبَلٍ، حَدَّثَنِي أَبِي، ثنا مُحَمَّدُ بن يَزِيدَ الْوَاسِطِيُّ، عَنْ أَبِي بَلْجٍ يَحْيَى بن أَبِي سُلَيْمٍ قَالَ: رَأَيْتُ سَمْرَاءَ بنتَ نَهِيكٍ، وَكَانَتْ قَدْ أَدْرَكَتِ أَدْرَكَتِ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ:عَلَيْهَا دِرْعٌ غَلِيظٌ، وَخِمَارٌ غَلِيظٌ، بِيَدِهَا سَوْطٌ تُؤَدِّبُ النَّاسَ، وَتَأْمُرُ بِالْمَعْرُوفِ، وَتَنْهَى عَنِ الْمُنْكَرِ


Une variante chez un autre auteur ancien précise que cette activité avait lieu dans le marché ; dans Al-Istî'âb (femme n°161) d'Ibn Abd al-Barr (m. 463H) : « Samrâ' Bint Nahîk Al-Asadiyyah : elle fut contemporaine du Prophète et vécut longtemps. Elle allait dans les marchés, ordonnait le bien et condamnait le blâmable, en utilisant un fouet qu'elle avait sur elle. »2 
سمراء بنت نهيك
الأسدية. أدركت رسول الله صلى الله عليه وسلم وعمرت، وكانت تمر في الأسواق، وتأمر بالمعروف وتنهى عن المنكر وتضرب الناس على ذلك بسوط كان معها. روى عنها أبو بلج جارية بن بلج


1 Cette version est authentifiée par Ibn Hajar Al Haytami dans Madjma’ al-Zawâ’id n° 15440.
2 L'ouvrage ne mentionne pas la chaîne de transmission. 


DES INFIRMIERES A L'EPOQUE PROPHETIQUE



Oum Atiyya al Ansariyya a participé à sept conquêtes avec le Prophète (saw)1: « J'ai accompagné le Messager d'Allah sept fois, en gardant le camp, en faisant la nourriture, en traitant les blessés et en soignant les malades. »
Ar-Rubayyi' bint Mu'awwidh rapporte : « nous avions l'habitude de participer aux batailles avec le Prophète d'Allah. Nous donnions de l'eau aux combattants, les servions, et retournions les morts et les blessés à Médine. »2
Mu'adha al Ghifariyya rapporte : « J'étais proche du Messager d'Allah, saw. Je sortais avec lui lors de voyages et veillait le malade et m'occupait du bessé. »3
1. M. Âkif, La femme dans les grandes civilisations et perspectives musulmanes, 2006, p. 177 qui cite Muslim, Ibn Majah, Ahmad ibn Hanbal.
2. Bukhârî, Ahmad ibn Hanbal.
3. A. Bewley, Islam : the empowering of women, Bewley, 2009, p. 27, citant le tafsîr d'ibn Mardawiyya.

DES FEMMES COMMERCANTES A L'EPOQUE PROPHETIQUE



S'il est très connu que la première épouse du Prophète (pbDsl) Khadijah qu'Allah l'agrée était une riche commerçante, qui finançait des caravanes et employaient des hommes pour la revente des marchandises, peu de gens sont capable de citer d'autres femmes faisait du commerce à cette même épouse. Pourtant les sources historiques en mentionnent quelques-unes, dont Qayla al-Ansâriyya, également surnommée Umm Bani Anmar. Selon les recueils de biographies elle était une commerçante qui profita de la 'umra (petit pélerinage) pour interroger le Prophète (pbDsl) sur des règles du commerce. Son hadîth est le suivant :
J'ai dit : « Messager d'Allah, je suis une femme qui achète et qui vend. Desfois j'achète des biens et j'offre pour eux moins que ce que je veux payer puis j'augmente encore et encore jusqu'à ce que que je les ai pour ce que je comptais les payer. Des fois je vends des biens et je propose pour eux plus que ce que je les ai obtenu et je baisse de plus en plus jusqu'à ce que je les vende pour ce que j'escomptais. » Le messager d'Allah me dit : « Ne fait pas ça, Qayla. Si tu veux acheter quelque chose, alors propose ce que tu as prévu de payer pour, et cela peut être accepté ou refusé. Et si tu vends quelque chose, alors précise à combien tu veux vendre et cela peut être accepté ou refusé.»1
1 Tabaqat al Kubra d'ibn sa'd al Baghdâdî, volume 8, p. 216-7 de l'édition anglaise Women of Medina, trad. A. Bewley.