Histoire des pieux prédécesseurs : Abu Hazim et sa femme

 Abu Hazim était un successeur (tabi'i, juste après la génération des sahaba) important, un dévot, un savant.
Voici sa biographie d'après la traduction anglais des tabaqat al Kubra d'ibn Sa'd al Baghdadi, d'autres aspects de sa vie figurent dans d'autres livres.

Une compagnonne noire et le prophète saws


Si tout le monde connaît le compagnon Bilal et sa grande valeur, les femmes noires parmi les compagnons sont bien moins connues. Nous allons voir l’histoire de l’une d’entre elles, lorsqu’elle rencontra le Prophète saws pour lui demander d’invoquer Allah subhana wa ta’ala, afin de lui enlever sa maladie. Son récit est présent dans les recueils de hadiths les plus connus tel que le sahih d’al Boukhârî (5652), le sahih Muslim (2576) et d’autres.

Ibn Hajar a rapporté différentes variantes de son histoire dans une notice biographique par son surnom (kounya) : Umm Zufar1alhabachiyyah. Il précise que son vrai nom aurait été sou’ayrah ou bien chouqayrah. Son nom n’est pas précisé dans les versions les plus connues du hadîth, mais les spécialistes du hadîth l’ont retrouvé grâce à d’autres livres.

Dans la version d’al Boukhârî et de Muslim :

Atâ’ ibn Abî Rabâh m’a narré : ibn ‘Abbâs m’a dit : « ne te montrerais-je pas une femme parmi les gens du paradis ? J’ai dit : oui ! Il a dit : cette femme noire est venue au Prophète saws et a dit : j’ai des crises d’épilepsie et je me découvre (déshabille malgré moi), invoque donc Allah pour moi. Il dit : Si tu le souhaites, patiente, et tu auras le paradis, et si tu le souhaites j’invoque Allah qu’Il te guérisse. Elle répondit : je patiente. Elle ajouta : mais je me découvre, donc invoque Allah pour que je ne me découvre plus. Et Il invoqua pour elle. »

Enfin l’histoire de Umm Zufar est aussi une grande source d’espoir pour toutes les personnes atteintes d’une maladie chronique toute leur vie : si elles acceptent ce décret d’Allah et patientent, la récompense peut être immense (le paradis incha Allâh).


1Dans al Isâbah fi tamiyz as Sahaba, vol 14, p. 367-9.

 



Doit on payer la zakat sur les bijoux ?



La vidéo synthétise les principaux aspects juridiques sur la question de la zakat sur les bijoux à la lumière des grandes écoles de jurisprudence islamiques.
Pour ceux qui voudraient un approfondissement plus poussé sur cette question, nous mettons en annexe sur le site internet un document de 5 pages extrait de l’encyclopédie de Fiqh du savant contemporain wahba az- Zulayhi : al Fiqh al islamiyy wa adillatouh. Plus de détails selon les 4 grandes écoles de jurisprudence sont explicités dans cet extrait (en arabe uniquement). Vous pouvez également vous référer aux grands livres avancés de Fiqh pour une école/mazhhab donnée pour des questions subsidiaires comme la zakat sur les bijoux constitués d’alliage d’or ou d’argent avec d’autres métaux, d’autres types de bijoux haram sur laquelle la zakat est obligatoire, des discussions plus poussées sur l’authenticité de certains hadiths, ou enfin d’autres récits (hadiths ou athar) sur la question qui n’ont pas été traités dans la vidéo : celle-ci a pour vocation de constituer une synthèse et non de traiter en totalité des nombreux et complexes aspects dont les fuqaha ont parlé.
Enfin, nous avons souhaité avertir le public francophone au sujet d’un type d’opinion sur cette question (comme sur d’autres) clamant avoir trouvé « l’avis correct ou la fatwa correcte ». Cette question de la zakat sur les bijoux en or et en argent fait l’objet de divergences des plus grands savants de l’islam depuis le début, chacun ayant ses arguments/dalil bien fondés scientifiquement selon le Coran, la Sunnah et les méthodes de l’Ijtihad. Notamment la divergence est due aux hadiths du Prophète saws et athars de sahaba qui sont eux-mêmes divergents : dans pareils cas les savants du hadîth et du fiqh utilisent de nombreux procédés pour établir la prépondérance de certains récits et leurs interprétations, chacun selon leur choix méthodologiques. Puisque nous n’avons plus accès à la parole prophétique en direct mais à ses traces historiques collectées par les transmetteurs et les savants, des livres sur les hadiths transmis avec des sens contraires ont été rédigé afin de fournir des éléments d’explications : les détails poussés de ces sciences ne sont pas enseignés dans les cursus classiques de sciences islamiques par lesquels passent généralement les étudiants en religion du monde musulman, ils relèvent d’un niveau plus élevé ou ne sont pas l’objet de cours.
Ainsi certaines personnes ayant étudié les sciences islamiques, à notre époque ou même avant, n’étant pas au fait de tous ces développements complexes, vont penser avoir trouvé « l’avis correct » sur la question, alors qu’il est plutôt de mise qu’ils reconnaissent les limites de leur connaissance et que la divergence des plus grands savants que l’histoire islamique a connu peut être indépassable.


Conférence virtuelle vendredi 28 août

 

as salam 'alaykoum

Une conférence virtuelle demain soir sur la pieuse compagnonne Asma bint Abî Bakr.

Identifiants de connexion :

Cliquer directement sur : https://us02web.zoom.us/j/87043895270

ID de réunion : 870 4389 5270





La valeureuse Salma : sage-femme pour tous les enfants du Prophète saws

 

Sa biographie donnée par ibn Sa’d al Baghdâdî dans ses Tabaqât al Kubra : « J'ai entendu qu'il est dit qu'elle fut la cliente mawla (mawla, esclave émancipé) de Safiyya bint 'Abdu'l Muttalib. Salma fut la femme d'Abu Rafi', le client (mawla) du Messager d'Allah (saws) et la mère de son enfant. C'est elle qui fut la sage-femme de Khadija bint Khuwaylid lorsqu'elle donna naissance aux enfants du Messager d'Allah. Elle préparait le nécessaire à l'avance. Elle fut la sage-femme de Maria, la mère d'Ibrahim lorsqu'elle enfanta Ibrahim. Elle alla à son mari, Abu Rafi', et l'informa que Maria avait donné naissance à un garçon. Abu Rafi' donna la bonne nouvelle au Messager d'Allah (saw). Le Messager d'Allah (saw) lui offrit un esclave. Salma était présente avec le Messager d'Allah à Khaybar. »