LA PROGRESSIVITE DANS LA PRATIQUE RELIGIEUSE



إنما نَزَلَ أولَّ ما نزَلَ منه سورةٌ مِن المُفَصَّلِ ، فيها ذكرُ الجنةِ والنارِ ، حتى إذا ثابَ الناسُ إلى الإسلامِ نزَلَ الحلالُ والحرامُ ، ولو نزَلَ أولُّ شيءٍ لا تشربوا الخمرَ لَقالوا لا نَدَعُ الخمرَ أبدًا ، ولو نزَل لا تَزْنُوا ، لقالوا :لا نَدَعُ الزنا أبدًا 


"Parmi les premières révélations figure une sourate au sein du mufassal, dans laquelle sont mentionnés le Paradis et l'Enfer. C'est lorsque les hommes furent retournés à l'islam que le licite et l'illicite furent révélés. Si la première chose qui avait été révélé était : "Ne buvez plus d'alcool", les gens auraient dit : "Nous ne délaisserons jamais l'alcool !". Et si cela avait été : "Ne commettez plus l'adultère !", les gens auraient dit : "Nous ne délaisserons jamais l'adultère !"…
sahih al-Bukhârî n° 4993

AUGMENTER SES HASSANAT APRES SA MORT AVEC LE TESTAMENT



Etablir un testament concernant une bonne oeuvre est un acte recommandé selon les écoles malikites et hanafites1. Cependant celui-ci est limité au tiers de ses biens : le reste étant pour les ayants-droit à l'héritage.2

Ainsi, le Législateur nous a donné cette possibilité de donner des aumônes après notre mort via à un testament, par exemple en faveur des pauvres, de la construction d'une mosquée, d'un hôpital, d'une madrassa enseignant les sciences religieuses etc., comme y fait référence le hadîth suivant :

« En vérité, Dieu vous a fait l’aumône du tiers de vos biens au moment de votre mort, afin que vous puissiez accomplir plus d’oeuvres. »
Sunan ibn Mâjah


1Cf la Risala d'ibn abi Zayd al Qayrawan pour l'école malikite et Mukhtassar al Quduri pour l'école hanafite.
2 Concernant le défunt musulman, on prélève d'abord sur ses biens de quoi régler les frais de funérailles, puis d'éventuelles dettes, puis le testament s'il y a et enfin on répartit le reste sur ses héritiers selon la loi islamique, que l'on vive dans un pays musulman ou non. S'il reste après cela de l'argent (comme s'il n'y a pas d'héritier), le trésor public (dans un pays musulman) le récupère.

INVOCATION POUR COMMENCER A APPRENDRE LA SCIENCE



Ô Allah, je recherche refuge auprès de toi contre une science inutile, un cœur qui ne se recueille pas, une oeuvre qui ne s'élève pas (au ciel), une invocation qui n'est pas entendue.

EVITER LES ERREURS D'INTERPRETATION DU CORAN



-Ne pas affirmer sur Allah et sa religion ce qu'on ignore.

Dans le Coran sourate 16, verset 116 :
« Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues: "Ceci est licite, et cela est illicite", pour forger le mensonge contre Allah. Certes, ceux qui forgent le mensonge contre Allah ne réussiront pas. »

-Ne pas interpréter à mauvais escient les versets ambigus du Coran.

Dans le Coran, sourate « la famille d'imran » n°3 :
« C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses. Les gens, donc, qui ont au cœur une inclinaison vers l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation, à part Allah. Et ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : “Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur ! ” Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent. »
-Demander aux gens de science lorsqu'on ne sait pas.

Dans le Coran, sourate « al anbiya » verset 7 :
« Interrogez les gens du rappel si vous ne savez pas. »

-Demander aux spécialistes reconnus de chaque discipline.

L'imam Mâlik a dit : « pour chaque science, interrogez ses spécialistes »


DES RECOMPENSES POUR LA LECTURE DU CORAN, LA PRIERE, L'AUMONE



Dans la sourate al Fatir, le Créateur, n° 35 :

29. Ceux qui récitent le Livre d'Allah, accomplissent la Salat, et dépensent, en secret et en public de ce que Nous leur avons attribué, espèrent ainsi faire un commerce qui ne périra jamais.

30. afin [qu'Allah] les récompensent pleinement et leur ajoute Sa grâce. Il est Pardonneur et Reconnaissant.

UNE FEMME CORRIGEANT PUBLIQUEMENT LES GENS AU DEBUT DE L'ISLAM



A l'époque du Prophète Muhammed (pbDsl) et des califes bien guidés, les femmes ont joué plusieurs rôle dans la société. Une femme du nom du Samrâ pouvait ordonner le bien et décommander le mal aux yeux de tous et cela était publiquement approuvé aux alentours de cette période. Elle exerçait cette activité probablement dans le cadre de l'inspection du marché. Plusieurs inspecteurs de marchés officiels (muhtasib) furent nommés dès les califats d'Abu Bakr et de 'Umar.



Nous lisons dans Al-Mu'jam al-Kabîr d' At-Tabarânî (m. 360H) : « J'ai vu Samrâ' Bint Nahîk, laquelle était contemporaine du Prophète, vêtue d'une tenue épaisse, d'un voile épais, munie d'un fouet avec lequel elle corrigeait les gens, ordonnait au bien et réprimandait le blâmable. » Récit authentique.1
20240 - حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بن أَحْمَدَ بن حَنْبَلٍ، حَدَّثَنِي أَبِي، ثنا مُحَمَّدُ بن يَزِيدَ الْوَاسِطِيُّ، عَنْ أَبِي بَلْجٍ يَحْيَى بن أَبِي سُلَيْمٍ قَالَ: رَأَيْتُ سَمْرَاءَ بنتَ نَهِيكٍ، وَكَانَتْ قَدْ أَدْرَكَتِ أَدْرَكَتِ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ:عَلَيْهَا دِرْعٌ غَلِيظٌ، وَخِمَارٌ غَلِيظٌ، بِيَدِهَا سَوْطٌ تُؤَدِّبُ النَّاسَ، وَتَأْمُرُ بِالْمَعْرُوفِ، وَتَنْهَى عَنِ الْمُنْكَرِ


Une variante chez un autre auteur ancien précise que cette activité avait lieu dans le marché ; dans Al-Istî'âb (femme n°161) d'Ibn Abd al-Barr (m. 463H) : « Samrâ' Bint Nahîk Al-Asadiyyah : elle fut contemporaine du Prophète et vécut longtemps. Elle allait dans les marchés, ordonnait le bien et condamnait le blâmable, en utilisant un fouet qu'elle avait sur elle. »2 
سمراء بنت نهيك
الأسدية. أدركت رسول الله صلى الله عليه وسلم وعمرت، وكانت تمر في الأسواق، وتأمر بالمعروف وتنهى عن المنكر وتضرب الناس على ذلك بسوط كان معها. روى عنها أبو بلج جارية بن بلج


1 Cette version est authentifiée par Ibn Hajar Al Haytami dans Madjma’ al-Zawâ’id n° 15440.
2 L'ouvrage ne mentionne pas la chaîne de transmission. 


INCITATION DU PROPHETE AU SAVOIR UTILE POUR SA FEMME


Ach-Chifâ' bint `Abdallâh rapporte : « Le Messager d'Allâh est entré alors que j'étais chez Hafsah et me dit : — Ce serait bien que tu apprennes à celle-ci (Hafsah) la roqya1 contre les fourmis comme tu lui as appris à écrire. »
عَنْ الشِّفَاءِ بِنْتِ عَبْدِ اللَّهِ قَالَتْ دَخَلَ عَلَيَّ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَنَا عِنْدَ حَفْصَةَ فَقَالَ لِي أَلَا تُعَلِّمِينَ هَذِهِ رُقْيَةَ النَّمْلَةِ كَمَا عَلَّمْتِيهَا الْكِتَابَةَ

Rapporté par Abû Dâwûd n° 3887 et d'autres recueils, authentique.
  1. Formule pour soigner